lunes, 19 de noviembre de 2012

SURRÉAL-ITÉS: Magritte

La grande famille  




"Est-ce le corps de la colombe qui devient nuages, ou au contraire, les merveilleux nuages qui deviennent un oiseau?"




La clef


   Se servant des mots comme des autres apparences visibles, Magritte les combine aux images avec une liberté très comparable à celle dont il usait avec les seules images. La conscience du réel n'est plus là pour établir l'arbitraire de son ordre. N'est-ce pas cela la plongée dans le sensible qui définit le rêve?

Le principe du plaisir

   Travaillant au portrait d'Edward James d'après une photo de Man Ray, Magritte a substitué au visage du modèle l'éclair d'un flash, se gaussant une fois de plus le principe d'irréalité caractérisant toute image.



 
Le mal du pays

   Le lion et l'homme aux ailes repliées n'ont rien à faire sur ce point. Mélancolie de ceux qui savent que la vraie vie est toujours un ailleurs qui n'existe pas. 


Les amants

Comment mieux rappeler que l'amour est aveugle, que les amants ne savent rien de l'amour qu'ils épreuvent et qui, pourtant, les lie l'un à l'autre?
Le faux miroir      

   L'oeil du peintre est un faux-miroir: il modifie ce qu'il capte en restituant aux apparences le mystère du monde.

L'Empire des lumières

   La puissance surnaturelle de la peinture permet, enfin, de montrer au même moment et dans un même lieu le jour et la nuit qui, dans la réalité ordinaire, se succèdent.


La reproduction interdite

   La peinture n'est pas un miroir qui reproduit les apparences du monde. C'est un miroir qui produit tout ce qu'il veut, y compris le dos des choses, leur face cachée. Confondre la peinture avec un art de la reproduction est une sotisse.

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