jueves, 15 de noviembre de 2012

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READY-MADE   JEU  TRANSFIGURATION        ANTIMILITARISME          NON-SENS   PROVOCATION    DÉNONCIATION    RÉVOLTE   SITUATION ARBITRAIRE   MONTAGE        PARADOXE SATYRIQUE     COLLAGE    NÉGATION   NIHILISME  INQUIÉTUDE      EVOCATION  PHOTOMONTAGE     ANTIESTHÉTIQUE IRRATIONNEL DESCONTEXTUALISATION............................................................................
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RIEN...RIEN....RIEN...RIEN...DADA...DADA...DADA...DADA...DADA...DADA

Fontaine, M.DUCHAMP, 1917

     Seul un art dépourvu de toute logique pourrait être le reflet d’une époque où les valeurs de la raison ont été éclipsées. C’est Dada, c’est l’anti-art, l’anti-ordre, l’anti-esthétique… l’antithèse totale et absolue.

  
           À la varieté de production, correspond la varieté de tendences. De la croissante apétence de beauté, plus oumoins formelle, et de la croissante comprénsion de la problématique qui entraîne la réalité, naît la bataille de "itsmes" ou avant-gardes, qui tâchent de créer des nouvelles lois formelles qui, en tant que guide artistique, puissent conduire à l'expression de la moderne sensation du monde, le mécontentement, l'incertitude.
Au début du XXème siècle, la jeune génération de Zurich, de formation littéraire, musicale et artistique, méprise la grande guerre qui menace la civilisation européenne.   
 
          Le 1er février 1916 naît le Cabaret Voltaire où Ball, Huelsenbeck, Janco, Taeuber, Arp, etc. mettent en scène des sketches insensés, improvisent des poésies onomatopéiques, interprètent des danses bizarres, jouent des musiques étrangement paradoxales…l’effet produit sur le public est celui d’une provocation extrême : le refus de toute esthétique et de toute technique est proclamé comme la seule possibilité d’expression artistique. 
Manifeste DADA, 1918

À 1918, Tristan Tzara écrit le Manifeste Dada « pour montrer qu’on peut faire des actions opposées ensemble, dans une seule fraîche respiration. »
Le Dadaïsme vient donc de naître et, avec lui, un nouvel esprit de révolte sans précédents qui va se répandre partout dans l’Europe et qui signifiera, d’ailleurs, l’élan définitif dont le Surréalisme a besoin pour finir de se définir en tant que mouvement autonome et indépendant.
Normalement on observe le Surréalisme comme « la queue préhensile du Dadaïsme », cependant faut-il le  considérer comme un prolongement du courant précédent ou bien assumer que le groupe existe déjà (au moins la graine à peine germinée) lorsque Tzara arrive à Paris ?... à vous d’en  réfléchir et d’en juger. 
 
 
Dada est comme vos espoirs : rien
Comme votre paradis : rien
Comme vos idoles : rien
Comme vos hommes politiques : rien
Comme vos héros : rien
Comme vos artistes : rien
Comme vos religions : rien
 
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Bibliographie d'intérêt:
 
M. SANOUILLET, Dada à Paris, CNRS Éditions, Paris, 2005.
S. LEMOINE, Dada, Éditions HAZAN, Paris, 2005.
H.BÉHAR, Le théâtre Dada et Surréaliste, Gallimard, Paris, 1979.

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