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Mostrando las entradas etiquetadas como PAUL ÉLUARD

Sexe liquide...

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Puisqu'il le faut Dans le lit plein ton corps se simplifie Sexe liquide univers de liqueur Liant des flots qui sont autant de corps Entiers complets de la nuque aux talons Grappe sans peau grappe-mère en travail Grappe servile et luisante de sang Entre les seins les cuisses et les fesses Régentant l'ombre et creusant la chaleur Lèvre étendue à l'horizon du lit Sans une éponge pour happer la nuit Et sans sommeil pour imiter la mort. Frapper la femme monstre de sagesse Captiver l'homme à force de patience Doucer la femme pour éteindre l'homme Tout contrefaire afin de tout réduire Autant rêver d'être seul et aveugle. Je n'ai de cœur qu'en mon front douloureux. L'après-midi nous attendions l'orage Il éclatait lorsque la nuit tombait Et les abeilles saccageaient la ruche Puis de nos mains tremblantes maladroites Nous allumions par habitude un feu La nuit tournait autour de sa prunelle Et nous disions je t'aime pour y...

Las manos libres

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La prière, Man Ray ENCUENTRO: ¿Cuál ha sido el encuentro capital de su vida? ¿Hasta qué punto este encuentro os ha dado la impresión de fortuito? ¿ de necesario? Entrevista surrealista en Minotauro, 1933. Tú, mantienes el equilibrio a pesar de las manos a pesar de los brazos a pesar del humo y de las alas a pesar del desorden y de tu cama Fotografía de Dora Maar Sin fin dar nacimiento a pasiones sin cuerpo Manos impacientes de ser libres labios iguales jurando vivir Le rêve de l'androgyne, René Magritte La Perra Poesías de Paul Éluard, en Las manos libres

Les mains libres

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La prière, Man Ray RENCONTRE: Quelle a été la rencontre capitale de votre vie? Jusqu'à quel point cette rencontre vous a-t-elle donné, vous donne l'impression du fortuit? du nécessaire? Enquête surréaliste dans Minotaure, 1933.  Toi, tu gardes ton équilibre malgré les mains malgré les bras malgré la fumée et les ailes malgré le désordre et ton lit Photographie de Dora Maar Sans fin donner naissance à des passions sans corps Mains impatients d'être libres lèvres égales jurant de vivre Le rêve de l'androgyne, René Magritte La Perra Poèsies de Paul Éluard, dans Les Mains Libres

INTELEXUALITÉ, Chanter le désir...

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“J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j’avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber. » Rome, Naples et Florence, Stendhal, 1826 Le retour à la raison, M.RAY Image horizontalement neosurréaliste pour des âmes libres. Pulsion qui doit absolument être mise en pratique, afin d’honorer le hasard, dans les cordonnées synesthétiques d’un temps liquide, dans des vallées et des gémissements. S+O Ma femme à la chevelure de feu de bois Aux pensées d'éclairs de chaleur À la taille de sablier Ma femme à la taille de loutre entre les dents du tigre Ma femme à la bouche de cocarde et de bouquets d'étoiles de dernière grandeur Aux dents d'empreintes de souris blanche sur la terre blanche À la langue d'ambre et de verre frottés Ma femme à la langue d'hostie poignardée À la...

Tes yeux sont revenus d'un pays arbitraire

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En pensant, Man RAY, 1935 Tes yeux sont revenus d’un pays arbitraire Où nul n’a jamais su ce que c’est qu’un regard Ni connu la beauté des yeux, beauté des pierres, Celle des gouttes d’eau, des perles en placards, Des pierres nues et sans squelette, ô ma statue. Le soleil aveuglant te tient lieu de miroir Et s’il semble obéir aux puissances du soir C’est que ma tête est close, ô statue abattue Par mon amour et par mes ruses de sauvage. Mon désir immobile est ton dernier soutien Et je t’emporte sans bataille, ô mon image, Rompue à ma faiblesse et prise dans mes liens. Tus ojos han vuelto de un país arbitrario Donde nadie jamás supo lo que es una mirada Ni conoció la belleza de los ojos, belleza de las piedras, La de las gotas de agua, de perlas en alacenas, Piedras desnudas y sin esqueleto, oh estatua mía, El sol deslumbrador te hace de espejo Y si finge obedecer a las potencias de la noche Es porque está cerrada mi cabeza, oh estatua abatida ...